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Formation " L’homme est intelligent avec ses mains "-  Aristote.

Formation " L’homme est intelligent avec ses mains "  - Aristote.

Formation : Du mentorat à la mise en place de sessions de formations

Formation

Du mentorat à la mise en place de sessions de formations

Formation : savoir-faire et polyvalence

Processus de formation interne tel qu’il fonctionne depuis 30 ans

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Depuis une trentaine d’années, le mode de formation des paveurs au sein des entreprises spécialisées s’apparente à une forme de compagnonnage qui se traduit par la réalisation d’activités professionnelles en présence d’un pair, qui transmet ses connaissances et ses savoir-faire. Une transmission qui repose exclusivement sur la démonstration sur le terrain sans qu’aucun apprentissage ou enseignement théorique ne soit dispensé.

Les équipes sont généralement constituées de binômes, configuration et fonctionnement pouvant également s’apparenter à une forme de mentorat. Avec, cependant, un rapport hiérarchique entre le compagnon confirmé, reconnu pour son expérience et occupant le poste de chef d’équipe ou parfois de chef de chantier, qui remplit le rôle de mentor, et son apprenti, qu’il choisit parfois lui-même pour sa motivation ou son aptitude à pouvoir progresser.

L’insertion professionnelle du jeune apprenti paveur et le développement rapide de ses compétences individuelles dépendent souvent du bon équilibre de la relation interpersonnelle avec son ainé.

Aussi, la relative proximité géographique entre le mentor et son apprenti a démontré ses bienfaits. Elle amène ces derniers à passer davantage de temps ensemble en dehors du contexte du chantier, notamment lors des trajets quotidiens. Période propice aux divers échanges susceptibles de parfaire l’instruction du jeune arrivant, mais aussi favorable à l’installation d’une relation de confiance et d’entraide mutuelle.

S’agissant d’un métier physique, il est primordial que le jeune apprenti trouve rapidement ses marques pour ne pas se décourager. Pour y parvenir, le compagnon lui enseigne les règles et les valeurs de l’organisation propre à l’entreprise qui l’emploie afin de faciliter son intégration au sein des autres équipes.

La hiérarchie joue également un rôle moteur, du chef d’entreprise souvent impliqué dans l’exploitation directe au conducteur de travaux, qui aura plus fréquemment l’occasion de voir évoluer l’apprenti en situation de travail.

Le compagnon expérimenté a recours au mode pédagogique de la démonstration sur le terrain dans la transmission de ses savoirs et savoir-faire. Grace à son expertise, il guide, conseille et enseigne à son apprenti les fondamentaux du geste de paveur, mais aussi les réflexes et automatismes à adopter, y compris face aux situations critiques liées aux impondérables de chantier. S’il remplit parfaitement son rôle, un apprenti doit être en mesure, au bout de 2 ans de formation, de poser des pavés ou des dalles suivant des appareillages simples comme la range droite. Il doit également être parfaitement autonome dans les exercices de traçage et de réalisation des découpes de pierre.

Il parachèvera sa formation durant encore quelques années pour prétendre accéder à son tour au titre de compagnon et pouvoir prendre des responsabilités dans l’entreprise. Il continuera à apprendre tout le long de sa carrière car les techniques et les matériaux évoluent. Voici les compétences fondamentales à acquérir pour prétendre devenir à terme un compagnon confirmé capable de former de jeunes débutants :

  • Maitriser le traçage et l’implantation de plusieurs appareillages
  • Maitriser le nivellement et savoir l’adapter en fonction du calepin et de l’appareillage
  • Connaitre les bases des règles de l’art
  • Composer avec la matière, la pierre naturelle essentiellement, car c’est un matériau hétérogène, avec ses qualités et ses faiblesses. Ainsi qu’avec tous les autres matériaux de construction (sable, mortiers, bétons..…)
  • Faire un travail soigné et avoir une démarche esthétique
  • Percevoir/sentir. Développer une intelligence du geste en mobilisant ses sens
  • Ajuster/corriger. Intervenir au cours du processus de pose. Maitriser les aléas grâce à une formalisation de la pratique
  • Appréhender la situation d’un chantier en ayant une vue d’ensemble
  • Coopérer, travailler en équipe : coproduire, se coordonner spontanément avec d’autres acteurs du chantier, tout en favorisant les travaux de chacun
  • Dialoguer avec les intervenants, comprendre les attentes et apporter les informations nécessaires à la bonne coordination et exécution du chantier.

Les nouveaux besoins en matière de formation et de polyvalence

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Au vu du caractère concurrentiel du marché du pavage, la condition de rendement, bien que justifiée, a très longtemps constitué la règle.

Toutefois, la course au rendement a aussi démontré ses limites, et ce à plusieurs égards. Car les paveurs ayant une capacité à réaliser des rendements exceptionnels sur un type d’appareillage donné se sont, dans la plupart des cas, vus cantonnés et réduits à la seule pratique de ce même type d’appareillage. Et, si le rôle économique de ces paveurs était très appréciable, il n’en demeure pas moins qu’il se réalisait au détriment de l’épanouissement et de l’élargissement du savoir-faire de ces derniers. Une logique économique consistant en une forme de recours exclusif (et réduit) à certains types précis d’appareillages et aux seuls savoir-faire qu’ils requièrent et qui, inévitablement, a conduit à une perte évidente de la maitrise de nombreux autres appareillages. Et dont il ressort une restriction tant au niveau du choix (d’appareillages) qu’au niveau de la prescription des concepteurs. Sans compter celle de la transmission des savoirs et de la créativité…

Un constat édifiant quant aux appareillages à cercles non concentriques,  en particulier,  qui, après avoir été délaissés pendant 20 ans, reviennent au goût du jour. Mais dont à peine 15% des paveurs en France maitrisent parfaitement la technique ….

Savoir-faire et polyvalence, deux qualités essentielles qui méritent d’être valorisées aujourd’hui en ce qu’elles constituent le meilleur gage de qualité de service que peut offrir une entreprise spécialisée, comme le meilleur gage de préservation des techniques et savoir-faire.

Une réalité que les entreprises de l’APP ont intégrée il y a quelques années. Animées par une réelle prise de conscience quant à la question, celles-ci se montrent plus soucieuses de l’étendue du savoir-faire et de la polyvalence de leurs paveurs.

L’APP s’efforce de remédier à cette situation préoccupante pour les générations futures et a commencé à organiser des cessions composées de modules adaptés à la réalité du marché mais aussi à la maitrise carencée de techniques en voie de disparition. En gage de préservation du savoir-faire ancestral, à en croire l’histoire du pavage en France.

Les nouveaux besoins en matière de formation et de polyvalence

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Investir dans la formation c’est conjuguer au présent mais aussi au futur le souci des hommes  et le souci des résultats

L’APP organise régulièrement des modules de formation réservés aux entreprises adhérentes. L’APP a d’ailleurs récemment (au courant du mois de janvier 2025) achevé, sa dernière session de formation : « Initiation & Perfectionnement de la pose en arceaux ». Cette dernière session, à l’instar des précédentes, fut un franc succès. Et, au terme de cette formation, ce ne sont pas moins de 22 paveurs qui maitrisent, désormais, l’appareillage exigeant qu’est la pose en arceaux!